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Rabah
BITAT ( 1925 - 2000)
Personnalité historique,
Militant du PPA et du MTLD, Membre fondateur du FLN (1954), Membre de
l’OS, Membre du CRUA, Membre des "22" qui décidèrent de lancer la lutte
armée, membre des "six" qui constituaient la première Direction du FLN,
Membre du Conseil national de la Révolution algérienne, membre du Comité
de coordination et d’exécution, premier chef de la zone 4, premier chef de
la Wilaya IV historique, Ministre du GPRA, Vice - Président du
Gouvernement, Ministre d’Etat et Ministre du Gouvernement chargé du
transport, Président de la République par intérim ( décembre 1978 –
février 1979) et Président de l’APN (1977-1990).
Né le 19 décembre 1925 à Aïn El Kerma (à quelque 50 kilomètres de
Constantine) dans une famille modeste, - son père était cantonnier
communal -, il a, durant son jeune âge, d’abord fréquenté l’école primaire
Jules Ferry de Constantine où il obtint un certificat de fin d’études,
puis le collège qu’il a dû quitter prématurément en raison des faibles
moyens financiers de sa famille et de la situation politique qui prévalait
en Algérie. Il suivit des formations professionnelles et obtint deux
diplômes. Il commença à travailler pour aider à subvenir aux besoins
des siens en exerçant comme jeune receveur de tramway puis comme
magasinier à la manufacture de tabac Benchicou à Constantine.
Jeune adolescent, il s’éveille de façon précoce aux idées et aux idéaux
nationalistes, distribue des tracts et des journaux partisans clandestins
et remplit les murs de graffiti politiques. Il adhère en 1942, à l’âge de
17 ans, au Parti du Peuple Algérien (PPA) dont il fût un fervent militant
et au sein duquel il se distingua rapidement par son sens de
l’organisation et de l’initiative ; ses qualités lui valurent d’être
désigné par son Parti comme responsable de quartier et de figurer parmi
les organisateurs des manifestations de mai 1945 à Constantine.
Il adhère également au Mouvement pour le Triomphe des Libertés
Démocratiques (MTLD) dont il sera l’un des membres permanents, avant de
prendre ses distances envers MESSALI Hadj comme envers les
révolutionnaires dits centralistes, pour rejoindre, à l’âge de 22 ans,
l’Organisation Spéciale (OS), une organisation paramilitaire secrète créée
par le MTLD, dont il est membre actif dès 1948 et devient l’un des
éléments-clé.
L’OS, d’abord dirigée par Mohamed BELOUIZDAD puis par Hocine AÏT AHMED,
prône le radicalisme et s’engage dans un vaste et intensif programme de
formation militaire de ses adhérents, y compris de Rabah BITAT, en vue de
les préparer au combat, à la guérilla urbaine et à la guerre contre la
puissance coloniale.
Rabah BITAT participe au sein de l’OS à différentes opérations destinées à
promouvoir et lancer la lutte armée dans la branche radicale du MTLD. Il
côtoie, durant cette période, les principaux animateurs de la branche
radicale, en l’occurrence Mohamed BOUDIAF, DIDOUCHE Mourad, Larbi BEN M'HIDI,
Mustapha BEN BOULAÏD, Souidani BOUDJEMAA, Lakhdhar BENTOBBAL, Abdelhafidh
BOUSSOUF et d’autres.
Des mandats d’arrêt furent lancés contre lui par les autorités judiciaires
de Bône ( Annaba) et d’Alger ; il fut condamné le 30 juin 1951 par le
tribunal correctionnel de Annaba à cinq années d’emprisonnement et à dix
années d’interdiction de séjour.
Recherché par la police française pour ses « activités subversives », il
échappe aux rafles et aux vagues d’arrestations dans les rangs de l’OS,
entre dans la clandestinité pratiquement dès 1950, et gagne les maquis de
la région de Mila et de la région de Jijel puis les impénétrables
montagnes du massif de l’Aures où il rejoint d’autres grands leaders de la
résistance algérienne comme Lakhdhar BENTOBBAL, Abdeslam HABBACHI et
Slimane BARKAT.
Même si la population locale a beaucoup facilité son séjour aurésien, les
rudes conditions de vie auprès de ses frères d’armes dans les montagnes de
l’Aurès l’ont aguerri et trempé; à peine âgé de 25 ans, mûri par les
épreuves qu’il a eu à subir pendant sa jeunesse, le voilà qui possédait
maintenant les ressources morales et physiques pour s’accomplir pleinement
en tant que combattant de la liberté et agir pour donner vie à ses idéaux
nationalistes.
Devant la répression qui s’est abattue sur la région, ses responsables
hiérarchiques dans les Aurès lui assignèrent de rejoindre Alger où il
partagea quelque temps avec Larbi BEN M’HIDI l’échoppe du militant Aïssa
KECHIDA avant de lui confier la mission de se rendre dans l’Oranie pour y
créer un réseau d’action et de coordination et établir une liaison avec
Larbi BEN M’HIDI, Ramdane BENABDELMALEK, DIDOUCHE Mourad et d’autres.
C’est ainsi qu’il prit part à cette époque à l’attaque de la poste d’Oran
en 1951, et qu’il se voit condamné par la justice coloniale à dix années
de prison par contumace.
A la fin de l’année 1953, le Parti décide de lui confier la responsabilité
de la Daïra de Médéa, puis celle de Aïn Temouchent.
Les épreuves auxquelles dût faire face l'OS, le quasi démantèlement de son
organisation, la persécution et l’arrestation de plusieurs de ses
responsables amènent les animateurs de cette organisation à se concerter
dans la clandestinité, pour créer, en avril 1954, le Comité
révolutionnaire pour l’unité et l’action (CRUA), instance, dont Rabah
BITAT est Membre fondateur, et qui est chargée de préparer le mouvement
insurrectionnel algérien qui donnera plus tard naissance au FLN, front
dont Rabah BITAT fût lui-même l’un des pionniers.
Rabah BITAT participe aux travaux du CRUA dès avril 1954 ; il est ainsi
Membre du groupe dit des "vingt et un plus un " qui décidèrent de lancer
la lutte armée. Il fut, notamment, avec Mostepha BEN BOULAÏD, Larbi BEN M’HIDI,
Mohamed BOUDIAF et DIDOUCHE Mourad, parmi les organisateurs de la réunion
des 21+1 qui eut lieu le 25 juin 1954 dans l’appartement de Lyès DERRICHE
à El Madania (ex Clos Salembier), réunion au cours de laquelle il fut
décidé que le temps des palabres était révolu et qu’il fallait recourir
aux armes.
Il est également membre du « Groupe des Neuf » et du « Groupe des
Six »,
ces 6 chefs historiques (Mostepha BEN BOULAÏD, Larbi BEN M’HIDI, Mohamed
BOUDIAF, Krim BELKACEM, DIDOUCHE Mourad et Rabah BITAT) qui constituaient
en fait la première direction du FLN, qui ont arrêté le découpage
territorial en 5 régions dans une première phase, qui ont fixé la date du
1er novembre 1954 à 0 heures comme date du déclenchement de la lutte armée
sur tout le territoire, et qui ont donné l’appellation de « Front de
libération nationale » au mouvement politique dans lequel ils s’étaient
investis.
Rabah BITAT, qui a pris part à la réunion secrète du groupe des 6 le 23
octobre 1954 au domicile de Mourad BOUKECHOURA, 24 avenue Bachir BEDIDI (
ex rue Comte Guillot ) à la Pointe Pescade ( Raïs Hamidou ) a contribué à
l’élaboration de la déclaration du 1er novembre 1954.
Il est aussi désigné en qualité de premier responsable du FLN pour
l’Algérois, de premier chef de la zone 4 et de premier dirigeant de la
Wilaya IV historique à laquelle a donné naissance la zone 4.
Rabah BITAT se voit ainsi confier le commandement de la Wilaya IV,
territoire militaire insurrectionnel qu'il dirigera jusqu'à son
arrestation, et qui, au plus fort de son organisation après plusieurs
années d’efforts, comprenait pas moins de 26 Katibas, totalisant 3.000
djounoud et officiers bien entraînés, sous le commandement d’autres
illustres combattants et grands noms de la Wilaya IV, comme Si M’Hamed
BOUGARA, Si Mohamed BOUNAAMA, Amar OUAMRANE, Si HASSAN, Mohamed
BERROUAGHIA, Si SADEK, Lakhdar BOUREGAA, Si SALAH, Omar OUSSEDIK, Tayeb
DJOUGHLALI, Ali LA POINTE, Si LAKHDAR, Boudjemaâ SOUIDANI, Youcef
BENKHEROUF, ZENDARI, et d’autres.
Dès le début de l’insurrection, Rabah BITAT (« Si Mohamed » de son nom de
guerre) gagne son poste au sein de la wilaya IV et organise la guérilla
urbaine à Alger et dans la banlieue algéroise.
Rabah BITAT était de ces combattants parfaitement prêts au sacrifice
suprême pour la noble cause de la libération de l’Algérie ; les missions
auxquelles il prenait part étaient souvent qualifiées de
« missions-suicide », tant elles comportaient de risques inouis pour lui
et ses compagnons d’armes ; des témoins racontent que Rabah BITAT a tenté
de se donner la mort, lors de son arrestation par la police française en
1955, en avalant un comprimé de cyanure pour s’empêcher de parler pendant
la torture.
Avec plusieurs adjoints d’un grand courage et d’une haute probité
révolutionnaire, comme Souidani BOUDJEMAA, Rabah BITAT réussit à organiser
une série d’opérations militaires contre les forces françaises à Alger et
dans la Mitidja le 1er novembre 1954 ; ces opérations eurent lieu
notamment à Blida où il a mené l’attaque en compagnie d’Ahmed BOUCHAIB
contre la caserne Bizot, perdit trois hommes de son commando et se replia
dans les montagnes de Chréa, ces mêmes montagnes de Chréa où devait se
faire, plus tard, la jonction avec le groupe d’OUAMRANE et de Souidani
BOUDJEMAA, groupe chargé de donner l’assaut à la caserne de Boufarik en vue de
répartir les armes récupérées entre la zone trois (Kabylie) et la zone 4( Algérois).
Des maquis bien structurés et très actifs naissent aussitôt dans les monts
de Lakhdharia et de l'Atlas blidéen, compensant la déstructuration des
réseaux de lutte qui a suivi les arrestations massives opérées par le
pouvoir colonial français au lendemain du déclenchement du combat
libérateur le 1er novembre 1954.
Alger, qui fait encore partie de la Wilaya IV et reste le principal foyer
de l'activité politique insurrectionnelle, est devenu le fief
d’intervention de Rabah BITAT.
L’adhésion à la cause nationale de nombreux militants permet à Rabah BITAT
de coordonner aussi bien la Wilaya IV que d'organiser de nombreuses
rencontres avec les autres courants et entre responsables de différentes
Wilayas.
A cette époque, l'essentiel de l'activité politique se déroulait en
territoire algérien, où se trouvaient encore la plupart des dirigeants
nationalistes.
Rabah BITAT ne dirige cependant la Wilaya IV qu'un peu plus de quatre
mois ; cinq mois après le début de la guerre de libération il est arrêté
le 16 mars 1955 au café Ben NOUHI, rue de La Lyre dans le quartier de La
Casbah, à Alger, alors qu’il avait rendez-vous avec un « contact » dans ce
café, et qu’il sortait d’une réunion avec Krim BELKACEM et ABBANE Ramdane
en prenant toutes les précautions d’usage pour ne pas révéler le lieu où
il s’est réuni.
Soumis pendant 17 jours d’interrogatoire à la « Lofredo », il ne révéla
aucun secret sous la torture et fut écroué à la prison Barberousse puis à
la prison centrale de Maison Carrée ( El Harrach).
Il a été jugé le 16 avril 1956 par un tribunal militaire de l’armée
coloniale qui le condamne aux travaux forcés à perpétuité.
Il laisse néanmoins en place des commandos qui vont s’implanter dans la
Casbah sous la direction de Yacef SAADI et s’illustrer dans le combat
libérateur.
Son emprisonnement n’empêche pas sa désignation en qualité de Membre du
Conseil National de la Révolution Algérienne (CNRA) le 20 août 1956 lors
du Congrès de la Soummam, le CNRA pouvant être considéré comme la
véritable Instance législative de la Révolution, un Parlement du Mouvement
révolutionnaire algérien au sein duquel la réflexion, la pensée, l’analyse
et les décisions sont empreintes de démocratie et de collégialité. Rabah
BITAT est également désigné en 1957 en qualité de membre du Comité de
coordination et d’exécution ( CCE ).
Rabah BITAT est transféré à la prison de Fresnes en janvier 1958.
Durant son incarcération, il observera à huit reprises une grève de la
faim, la dernière, celle de la prison se Saint Malo en août 1958, ayant
duré 30 jours ; il réclamait ce que la justice coloniale refusait
d’admettre, le statut de détenu politique, statut qui ne lui sera
finalement accordé qu’après sa désignation le 18 septembre 1958 comme
Ministre d’Etat au Gouvernement provisoire de la République algérienne (
GPRA ), présidé par Ferhat ABBAS.
Au Congrès de Tripoli, Rabah BITAT est désigné en qualité de membre du
Bureau politique du Front de libération nationale.
En mai 1961, la fin de la guerre approchant, il est transféré au Château
de la Tessadière à Turquant, où avaient été transférés de l’Ile d’Aix les
cinq autres grands dirigeants du FLN ( Ahmed BEN BELLA, Hocine AÏT AHMED,
Mohamed KHIDER, Mohamed BOUDIAF, Mustapha LACHERAF ) qui avaient été
arrêtés le 22 octobre 1956, suite au détournement de leur avion entre le
Maroc et la Tunisie par l’armée française, dans ce qui n’était autre qu’un
acte de piraterie aérienne; le destin réunissait de nouveau ces hommes,
après leur avoir assigné des prisons différentes ; il les suivra plus tard
au Château d’Aulnoy et prendra, avec eux, une part active aux diverses
prises de position politiques des dirigeants de la Révolution sur l’avenir
de l’Algérie.
Libéré le 20 mars 1962 au lendemain de la proclamation du cessez-le-feu,
il rejoint son ami Mohammed KHIDER.
Il accepte ensuite de participer au premier Bureau politique du FLN
constitué en 1962 ; il sera chargé, en qualité de
membre du BP, de réorganiser et de reprendre en main le Parti et les
Organisations de masse.
Vice-Président du premier Gouvernement du Président Ahmed Ben BELLA (
constitué le 27 septembre 1962), il démissionne une année plus tard, en
novembre 1963.
Il rejoint de nouveau Mohammed KHIDER, et démissionne du Bureau politique du Parti FLN.
Il vivait à Paris au moment de
la destitution du Président Ahmed BEN BELLA, le 19 juin 1965 ; dès le 24
juin 1965, il fait une déclaration publique par laquelle il apporte
officiellement son soutien au Colonel Houari BOUMEDIENE, nouveau Président
du Conseil du Gouvernement et rentre à Alger où il est nommé, le 10
juillet 1965, Ministre du Gouvernement (Ministre d’Etat).
Il devient, le 21 juillet 1970, Ministre du Gouvernement chargé des
transports, poste qu’il conservera jusqu’à son accession à la Présidence
de la première Assemblée populaire nationale (APN).
Le 9 janvier 1977, il est membre de la Commission nationale de préparation
aux élections à l’APN et Président de la Commission de wilaya de Tizi
Ouzou.
Elu député de la circonscription de Bouira le 8 mars 1977, il a présidé la
première et la seconde législatures qui ont suivi la Constitution de 1976,
avant de présider la troisième législature jusqu’au 10 octobre 1990.
Considéré, selon la Constitution alors en vigueur, comme le deuxième
personnage de l’Etat après le Président de la République, il assure
l’intérim de la Présidence de la République pendant les quarante-cinq
jours qui ont séparé la mort du Président Houari BOUMEDIENE, le 28
décembre 1978, et l’accession au pouvoir du Président Chadli BENDJEDID, le
9 février 1979.
Membre du Comité central du Parti du Front de libération nationale sans
interruption depuis le 1er février 1979 et du Bureau politique de ce
parti, il est reconduit dans ses fonctions de Président de l’Assemblée
populaire nationale à trois reprises (1982, 1987 et 1989), et demeure, à ce jour, le seul Président de l’Institution législative
algérienne qu’est l’Assemblée populaire nationale à avoir effectué trois
mandats successifs.
Dans le contexte
des élections législatives anticipées prévues pour 1991, Rabah BITAT
démissionne de ses fonctions le 3 octobre 1990.
Il est remplacé par Monsieur Abdelaziz BELKHADEM, alors Vice-Président de
l’APN, et redevient simple député. A la fin de son mandat, et alors que le
pays entrait dans la tourmente politique et subissait les affres de la
violence terroriste, il était très affligé par les drames vécus par son
peuple et préféra s’effacer de l’avant-scène politique pour n’y revenir
qu’en 1999, avec l’élection de Monsieur Abdelaziz BOUTEFLIKA à la
Présidence de la République.
Le Président Abdelaziz BOUTEFLIKA, qui voue à Rabah BITAT un immense
respect, a honoré ce personnage historique en le désignant comme envoyé
spécial auprès de nombreux chefs d’Etat africains à l’occasion de la
préparation du sommet de l’OUA ; il l’a également chargé, entre autres
missions d’Etat délicates ou importantes qu’il a tenu à lui confier, de le
représenter personnellement en juin 1999 à la cérémonie d’investiture du
successeur de Nelson MANDELA, en Afrique du Sud : le Président Thabo M’BEKI.
Rabah BITAT mourut d’un arrêt cardiaque le 10 avril 2000 à l’Hôpital
Broussais ( Paris ) où il avait été admis le 9 avril, après une première
hospitalisation quelques jours auparavant à l’Hôpital militaire de Aïn
Naâdja à Alger, suite à un infarctus.
Exposée au siège de l’Assemblée populaire nationale où sont venus lui
rendre un dernier hommage le Président de la République et tout ce que
l’Algérie compte d’hommes politiques et d’officiers de haut rang, sa
dépouille a été inhumée au Carré des Martyrs du cimetière d’El Alia, à
Alger.
Les funérailles nationales auxquelles il eut droit en présence du
Président de la République Abdelaziz BOUTEFLIKA et de tous les grands
dignitaires de la nation ont honoré la mémoire de la personnalité
révolutionnaire historique que Rabah BITAT a été et demeure dans la
conscience collective algérienne.
Dans le message de condoléances qu’il a envoyé à la famille de Rabah BITAT
le jour où celui-ci s’est éteint, le Président de la République Abdelaziz
BOUTEFLIKA a déclaré que : « la disparition de Rabah BITAT est une grande
perte pour l’Algérie qui se trouve ainsi diminuée d’une grande partie de
la sagesse et de la perspicacité de ses valeureux hommes et de ses
défenseurs intègres …………».
Dans une lettre de condoléances adressée aux membres du Conseil national
des moudjahidine, le Président de la République Abdelaziz BOUTEFLIKA a
déclaré: « Le long et rayonnant parcours militant du grand disparu de
l’Algérie, Rabah BITAT, constitue un registre de grandeur et d’honneur. Un
registre de dignité et de bravoure dans lequel les générations trouveront
matière à puiser toutes les qualités de bravoure et de courage d’un de
leurs illustres ascendants qui ont jailli à une époque sombre et
exceptionnelle de notre histoire et dans laquelle seuls les hommes de
courage ont résisté……Rabah BITAT s’est évertué à réconcilier les Algériens
avec eux-mêmes et avec notre chère patrie et à panser les plaies. Il a
oeuvré avec dévouement à consacrer la concorde et la réconciliation entre
tous les Algériens……….. » .
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sources /
-
Arezki DAOUD, Maghreb Weekly Monitor, 81st
issue, Week Ended April 22, 2000, « Algerian historical Figure Rabah Bitat
dies in a Paris Hospital »
-
Achour CHEURFI, La classe politique
algérienne de 1900 à nos jours, dictionnaire biographique ; Casbah
éditions,2001, p.105.
-
Rachid BENYOUB, L’annuaire politique de
l’Algérie ; Anep éditions, Rouiba, octobre 1999, p.165
-
Site :http://www.elmouradia.dz/francais/presidence/portrait/Bitat.htm
-
Site : http://www.mission-algerie.ch/LePays/gouvsuc.htm
-
Site :
http://membres.lycos.fr/wilaya4/dirigeants/Bitat.htm
-
Quotidien d’information « El Moudjahid » 11
– 13 avril 2000
-
Quotidien d’information « El Chaâb » 11 –
13 avril 2000
-
Quotidien d’information « Liberté » 11 – 13
avril 2000
-
Quotidien d’information « Le Matin » 11 –
13 avril 2000
-
Quotidien d’information « l’Authentique »
11 – 13 avril 2000
-
Documents aimablement fournis par
l’Association « Mechaâl Echahid »
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